lundi 9 juillet 2012

Aux amoureux des livres et des chats, ou bien des chats et des livres (1)

Connaissez-vous le "Dictionnaire amoureux des chats" (de Frédéric VITOUX chez Plon, Fayard)?

Je vous partage 3 entrées...les plus délicieuses! 

 Ecrivain (les chats et l') :

"Bien des hommes de lettres (ils ne sont pas les seuls, hélas!) perdent un temps précieux et se ruinent en séances régulières chez le psychanalyste.(...)A quoi bon un psychanalyste? Pour la plupart des écrivains, pour les plus sages d'entre eux du moins, le chat remplit à merveille cette fonction. Lui aussi il se tait. S'il occupe personnellement le divan, c'est que celui-ci est plus confortable et que la place d'un écrivain reste en tout état de cause sa chaise et son bureau derrière lequel il doit se tenir, un crayon à la main, les pensées en éveil...et le reste est coupable distraction. Lui aussi, surtout, aide à faire parler l'écrivain. A le libérer." (p.164)

Ermitage (Musée de l'):

"On y compte 31 Picasso, 37 Matisse, 20 Rembrandt et la plus importante collection de Gauguin du monde.
Et encore?
Entre 50 et 70 chats qui y résident à demeure.(...)." (p.173)

Et le plus extraordinaire, sur Richelieu :

"Richelieu,durant sa vie et l'exercice de son pouvoir, fit mieux que d'aimer les chats. Chaque fois qu'il traitait d'une affaire d'Etat, qu'il recevait un ambassadeur ou s’entretenait avec ses ministres, un chat se trouvait près de lui-un chat pour le rappeler à la sagesse, un chat comme conseiller occulte ou comme éminence grise face à lui, l'autre éminence". (lisez la suite...p.514).

mercredi 4 juillet 2012

Le merveilleux gisant

 



Le titre de ce blog vous a peut-être rappelé le titre d'un livre rédigé sur 39 ans par le grand poète audois Joë Bousquet.

bousquetPourtant, le contenu n'est absolument pas le même...

Je vous invite à une petite balade du côté de la rue de Verdun, en ville basse de Carcassonne, maison des Mémoires 

où le poète Joë Bousquet vécut,  après 

qu'une blessure en 1918, lors de la 

première guerre mondiale l'eut laissé 

paralysé. Il y accueillit les plus grands

peintres et écrivains de son siècle. 



"Dans cette chambre, parfois Jardin des Oliviers, parfois cénacle des courages et des combats contre la médiocrité du monde, parfois boudoir, il était là, merveilleux gisant. Cette chambre « à la fois coquille et son hôte ». était sa peau nouvelle, sa mappemonde d'imaginaire, sa furieuse tanière. Lui l'immobile, le gisant lumineux, il devient le vitrail du temps, il savait se mouvoir dans l'espace des consciences. Lui le couché pendant plus de trente ans, naviguait dans l'infini du langage. Sans un cri contre la destinée, il admettait sa haute expérience :

Rien ne nous advient que revêtu de notre âme : nous n'y reconnaissons qu'à la longue ce que nous avons appelé..."








Et je ne peux m'empêcher de penser à une autre "merveilleuse gisante" : Marthe Robin, qui n'a pas écrit, mais a vécu spirituellement une vie profondément mystique dans sa chambre et rencontrera en 50 ans près de 100 000 personnes.

lundi 2 juillet 2012

« L'écriture est un exercice spirituel, elle aide à devenir libre. » de Jean Rouaud

L'aventure réelle de l'écriture, pour moi, a commencé à trois paires de mains entre 3 amies se partageant par internet de courts textes écrits à partir d'une phrase.

Ce texte allusif vous présente nos exercices spirituels...




ABOUT US …

Elles étaient deux ; elles sont trois.
Trois qui sont au parfum des mots.
Trois à décrire le vertige parfois mélancolique des images intérieures.
Trois amoureuses de l’écriture et pour elles, « les sons et les parfums tournent dans l’air du soir, valse mélancolique et langoureux vertige ! » 
Sur l’air de quelques blues, de coups de blues, avec « le blues entre les dents »( !), d’un choix de souvenirs, de scènes de prédilection pour leurs ciselures improvisées, elles surfent sur la ligne des jours qui passent.

Geneviève jongle pour les passants de sa rue.
Josiane aime. Et se laisse porter par la valse et les parfums du soir.
Christine pleure une douce larme, arme pour la paix de son passé.

Et la foule de leurs créatures de plume (les ados, les chats, les amoureux, les jumeaux, les marins, les voyageurs et les égarés…) peuple la toile.
Y aura-t-il véritable tableau composé ? Y aura-t-il florilège ou anthologie constituée ? Ou chaque page sera-t-elle comme une allumette au feu créateur, tournant au rythme de la valse vertigineuse de Baudelaire et périssant en fumée dans le ciel de Paris ou de la Montagne Noire ?
Le feu de l’hiver intérieur, le feu de l’Amour, le feu du désir envoûtant, le feu va purifier leur « Fleurs du mal » et, des cendres, elles retrouveront la valse infinie des lettres et la solitude partagée des mots intérieurs.

                                                                                  Le 16/10/2009
                                                                                  A NWT pour son « Blues entre les dents ».

dimanche 1 juillet 2012

Premières lettres





A tous mes futurs lecteurs et lectrices, ami(e)s ou inconnu(e)s,

 je dédie ces premières lettres et surtout la moisson à venir...