mardi 17 juillet 2012

Nature et Légende




 Mimosa pudica


A la faveur de ma découverte sur un marché de producteurs locaux du "Mimosa pudica" ,

très belle plante sensitive, je vous livre le peu que j'ai trouvé sur une légende de la mythologie grecque, d'un berger et d'une nymphe, autour de cette délicate plante.

Et je lance un appel à qui trouvera l'origine et le texte de cette légende (et ce n'est pas, apparemment, les Métamorphoses d'Ovide) !


On raconte qu'une nymphe aussi belle que sage fut aimée du berger Iphis. Quatre jours avant son union, Iphis, ne pouvant résister à la violence de sa passion, poursuivit la nymphe dans les bois. Près de succomber la jeune fille appela à son secours le dieu Hymen qui la changea en sensitive pour échapper au berger trop entreprenant.

dimanche 15 juillet 2012

Hildegarde de Bingen : religieuse, mystique, compositrice et médecin du XII° s.

Méditation du jour sur l'âme


" Car l'âme vivifie le sens. Comment ? Elle anime la face de l'homme et le dote du regard, de l'ouïe, du goût, de l'odorat et du toucher, de telle sorte que l'homme ému dans sa sensibilité, est plus vigilant en toutes choses ; puisque le sens est le signe de toutes les facultés de l'âme, comme le corps est le vase de l'âme. Comment ? Le sens est l'aboutissant de toutes les forces de l'âme. Que signifie cela? On connait l'homme par sa face, il voit par ses yeux, il entend par ses oreilles, la bouche est l'organe de sa parole, les mains sont l'organe du toucher, et par les pieds il marche ; ainsi, les sens sont dans l'homme, comme des pierres précieuses et comme un riche trésor scellé dans un vase. Et de même que l'on voit le vase avant de connaître le trésor qu'il renferme, ainsi par le sens, on devine les autres facultés de l'âme. Mais l'âme est la maîtresse, la chair est la servante. Comment ? L'âme régit tout le corps en le vivifiant, et le corps reçoit le gouvernement de celle qui le vivifie ; parce que si l'âme ne vivifiait pas le corps, celui-ci tomberait en dissolution. Et, quand l'homme accomplit le mal, avec la connaissance de l'âme, celle-ci en éprouve la même amertume, que lorsque le corps reçoit sciemment le poison. L'âme se réjouit d'une bonne oeuvre, comme le corps se délecte d'une nourriture délicate. Et l'âme pénètre dans le corps, comme la sève dans l'arbre. Que signifie cela ? Par la sève l'arbre est verdoyant, il produit des fleurs et des fruits, de même le corps par l'âme. De quelle manière le fruit de l'arbre parvient-il à sa maturité ? Par la température de l'air. Comment ? Le soleil le réchauffe, la pluie l'arrose, et ainsi il mûrit à la température de l'air. Que signifie cela ? La miséricorde de la grâce de Dieu illumine l'homme, comme le soleil ; l'inspiration du Saint Esprit l'arrose, comme une pluie bienfaisante ; et le discernement, comme une douce température, le conduit à la perfection des oeuvres bonnes et fructueuses.

    Mais l'âme dans le corps, est comme la sève dans l'arbre ; et ses facultés sont comme les rameaux de l'arbre. Comment ? L'intelligence est dans l'âme, comme la verdeur des rameaux et des feuilles ; la volonté, comme les fleurs ; l'esprit, comme le premier fruit qui sort de lui ; la raison, comme le fruit parfait qui vient à sa maturité ; les sens, comme l'extension de sa grandeur.
 Et c'est de cette manière, que le corps de l'homme est fortifié et soutenu par l'âme".

Hildegarde de Bingen (Scivias, vision quatrième).



http://fr.wikipedia.org/wiki/Hildegarde_de_Bingen

Thé au Jasmin: Les femmes qui lisent sont de plus en plus dangereuses, Laure Adler & Stefan Bollmann

Thé au Jasmin: Les femmes qui lisent sont de plus en plus dangereuses, Laure Adler & Stefan Bollmann

Lien vers un beau blog très esthétique.

jeudi 12 juillet 2012

Aux amoureux des livres et des chats, ou bien des chats et des livres (2)

Si l'on pouvait croiser l'homme et le chat, ça améliorerait l'homme mais ça dégraderait le chat.

Marc Twain


Extrait du "Dictionnaire amoureux des chats", p.704-705 :

YEUX : "Et la couleur des yeux des chats, qui a fait chavirer de bonheur tant de poètes et, parfois, tant de peintres? Impossible d'en faire l'économie! Faut-il préférer le bleu si pâle, si porcelainé des siamois ou bien l'orange si vif, si chaleureux et douillet des chartreux? Le vert Véronèse de certains chats noirs ou le jaune sable des abyssins? Tous les chats ont de beaux yeux, plus beaux encore que ceux de Michèle Morgan dans Quai des Brumes de  Marcel Carné. On s'éclaire près des yeux des chats. Comme s'ils avaient accumulé tant de lumière qu'ils nous la rendaient un peu. Ou tant de sagesse qu'ils nous en restituaient quelques miettes.
Rien n'est plus réconfortant qu'un regard de chat. Rien n'est plus inquiétant aussi. Et plus nécessaire."


mardi 10 juillet 2012


Lire est le propre de l'homme. De l'enfant lecteur au libre électeur

Savez-vous que : 

"Lire est le propre de l'homme"?

C'est le titre d'un petit livre que vous pouvez télécharger à :


dans lequel des auteurs et illustrateurs de littérature jeunesse nous livrent ce que sont pour eux la lecture, le livre, l'écriture etc.

C'est Sophie Chérer avec "Calcium de l'âme"

qui a retenu toute mon attention (p.126-128) : 




Eh bien, il existe un calcium de l’âme.


Les enfants, au fond d’eux, en sont parfaitement conscients. Ils ont soif de paroles fortes, de


lectures nourrissantes, de textes qui ne les laissent

pas seuls avec leurs questions, leurs tourments,

leurs désirs, leurs angoisses, d’exemples d’adultes

qui leur donnent envie de grandir, d’expériences

fondatrices qui les animent et les structurent au

moment où ils en ont le plus besoin, et où ils sont

le plus aptes à les retenir par toutes leurs fibres, à

en faire un miel capable de couler leur vie durant.

  Alors ne perdons pas une occasion de leur

offrir des exemples de beauté, de justesse, de

liberté, d’indépendance, de chants d’amour au

monde. Les livres en sont pleins. Ne nous

contentons pas de pleurer des larmes de crocodile

sur les cadavres de Jacqueline de Romilly ou de

Jean Ferrat. De multiples formes de désobéissance

civile sont déjà à l’œuvre. Relayons-les. Amie

princesse de Clèves, quand tu tombes sous les

crachats d’un cuistre, un ami sort de l’ombre à ta

place, brandit ton effigie, offre ton histoire, lit

dans ton cœur, t’aime et te fait aimer.

Mais ne nous lassons pas non plus d’argumenter,

d’exposer, d’expliquer partout où nous avons 

l’occasion de rencontrer des enfants et des adolescents, que quelqu’un, quelque part, a intérêt - un 

intérêt morbide – à ce qu’ils soient incultes, incapables de penser et de parler (car on peut très bien 

savoir lire, écrire et compter – qui sont des moyens
– si c’est en méconnaissance complète des fins: la 
parole et la pensée libres, à quoi bon?).

Pensons à leur faire découvrir aussi une phrase

décidément méconnue de la Déclaration des droits

de l’homme et du citoyen, en son article 2, qui dit

que «les droits naturels et imprescriptibles de

l’homme» sont «la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression ».

La résistance à l’oppression."

lundi 9 juillet 2012

Art brut et écriture...

Connaissez-vous "le plancher de Jeannot"?


Je suis tombée par hasard, à un salon du livre, sur cet ouvrage :

“Histoire Du  Plancher  De Jeannot”

vue du livre
du docteur Guy Roux, avec sept reproductions photographiques de Françoise Stijepovic.


"Le docteur Guy Roux, spécialiste en neuropsychiatrie, est un amateur d’art singulier. Depuis longtemps, il s’attache à rechercher et à étudier l’expression des patients psychiatriques dont il s’efforce de préserver les œuvres.
“Le plancher de Jeannot pourrait apparaître comme le paradigme de la genèse de toute “œuvre” d’art brut si, justement ce dernier n’aimait rien tant qu’à se jouer des paradigmes…”
Extrait de la préface d’Alain Bouillet.
vue du livre
84 pages, composition mécanique au plomb, impression typographique deux couleurs, couverture comprenant une fenêtre laissant deviner une photographie couleur du plancher.
Format : 18x23 cm - Année : 2005
ISBN 2-915235-24-4 Prix : 22 euros
Editions Encre & lumière


Le Plancher de Jeannot (BNF).